compte-rendu

July 8th, 2006 § 1

Donc

Les propositions ayant fait une sorte d’unanimité, on est partis sur l’idée de la distribution des tâches par les chapeaux. Le chapeau, c’est l’idée de hasard, qui va bien avec le principe de “l’image sortie de nulle-part”. Tout comme l’image ne sort pas vraiment de nulle-part (@, journaux…) et qu’elle naît d’un choix de l’utiliser ou pas, les tâches des chapeaux ne tombent pas du ciel, mais viennent aussi de nous. La notion de hasard est néanmoins présente, car on ne sait pas ce qui va tomber.

Je m’explique:

Voici les éléments à prendre en compte pour les chapeaux:
1. noms
2. thème
3. manière (“à la manière de Charles”)
4. façon (“journée industrielle”)
5. contrainte de temps

Sur le hasard :

Le chapeau c’est bien, mais on a essayé de trouvé qqch qui , sous forme d’objet, pourrait être aussi exposé à la galerie. L’ensemble de nos travaux se placant ainsi sous le principe du hasard.

a. l’idée des ouvriers allant pointer nous plaisait, avec des cartes à tamponner etc… C’est possible de la lier avec le hasard avec le principe de l’urne (des urnes). Dans chaque urne on dépose son idée (en travaillant de nouvelles idées vont venir, donc c’est une chose à faire non slt maintenant, mais aussi pdt la semaine de boulot). L’urne c’est la démocratie, mais ça ne l’est plus vraiment si on ne prend qu’un bulletin.

b. Le jeu de l’oie : trop linéaire, et puis il y a un début et une fin, ce qui n’est pas vraiment l’idée.

c. Les dés

d. le loto: comme c’est dur de faire une machine qui sorte des bouts de papiers en les choisissant au hasard, c’est plus facile avec des boules genre balles de ping-pong (qui comporteraient des chiffres, qui correspondraient sur un tableau avec les phrases de contraintes). Et même : pourquoi ne pas carrément se baser sur le vrai tirage du loto (est ce qu’il y a un tirage tous les jours ?). Le hasard au niveau national. “Faut laisser faire les spécialistes”.

Gaetan : je suis pour le loto (mais le vrai, pas celui des club de retraités le jeudi après midi), le concept est très fort : une combinaison de chiffre fétiche, calculé, qui n’a d’importance qu’une journée…
Il faut trouver 6 paramètres + un numéro complémentaire, le loto sort deux fois par semaine (mercredi et samedi) (on peut prendre les chiffres sur une période donnée ou à des dates clés, on doit pouvoir retrouver les archives).

à compléter les cocos

Merci Gabriel pour ce récapitulatif de notre idée majeure de mardi.
Je ne me souviens plus de tout ce dont nous avons parlé, il y avait notamment la question soulevée par Luis d’une ligne directrice dans le projet. Cette ligne à mon sens se déterminera d’elle même durant la semaine : par les éléments que nous apportons, la façon dont ils se rejoignent dans les oeuvres collectives. D’autre part nous selectionneront forcément des oeuvres particulieres en vue de l’exposition, suivant la ligne qui nous apparaîtra la plus forte. Cependant, lors de la réunion, nous étions tous d’accord pour dire que cette piste des “images sorties de nulle part” était particulièrement intérressante.
La ligne directrice devrait se dégager peut être avant le début du projet… l’actualité peut correspondre à ce type de travail.

Le foisonnement d’images et de slogans “pour eux-mêmes”, c’est à dire auto-suffisants, déconnéctés du rapport à l’extérieur, est frappant. On pense à la pub, qui ne vise qu’à son nombril derrière un apparent “on pense à vous”, “demain c’est vous et nous main dans la main”. Elle envahit l’espace sous l’aspect d’une totalité, le mot “pub”, lorsque qu’elle n’est vraiment qu’un vaste amas particulaire, désassemblé, et dont toutes les parties se regardent haineusement (c’est la guerre sur les murs).

je crois que Claude Closky à travailler sur les slogans de pub (il y a un site sur cette oeuvre) en répertoriant des milliers de slogans classés par sujet et par date et sortis de leur contexte, juste des phrases sans images… bon ce site ne marche plus…. g

On pense aussi au Web, the toile, ce grand foisonnement de noyaux solitaires, sites divers et blogs, pages persos, recoins moisissants en quête d’internautes dépoussiérateurs à deux clics. Nous errants y trouverons tout, sur mot-clé à demi-hasardeux, bouteilles jetées dans la vaste mer, paires de fesses, paires de seins, paires de couilles, paires de ciseaux pas chères, paires de cadavres, inconnus en short sur la plage, Irak, gros con au pistolet et coureur de fond du Vercors, des images-obsessions talonnées par d’extaordinaires essais involontaires sur la banalité, que fait l’homme moderne à la con lorsqu’il rentre le soir, il fait son site perso, qui viendra lui-même se noyer dans un océan de sites persos.
On pense au zapping, aux soldes, au foot, à la politique, aux palestiniens qui lancent des cailloux, à mémère qui se casse la gueule de sa chaise, aux croquettes pour chiots, images et encore images dans les boites à images de l’homme lambda vingt-et-unième-siécliste.

Donc ca fait une piste.
Genre tu tapes un mot-clef et qu’est-ce qui t’arrive. Genre tu allumes ton poste et sur quoi tu tombes. Sur quoi qui tombe, de nulle-part et autre. Tu marches dans la rue et qu’est-ce qui te tombe dans les yeux. Des espaces, des gens, des lumières, des arbres, et surtout, et maintenant, beaucoup de mots et d’images nulle-pardiques.
Difficile à concevoir, qu’un animal comme nous ait pu vivre autrement à une autre époque! Ca nous lie, ça nous tiens, ça nous rentre dans le bide et on s’en fout. On s’en fout, puisque c’est nulle part. Et nulle part ne nous dit jamais “Citoyens de tous les pays, unissez-vous!”, ni “Attention au fléau socialiste”. Nulle part nous dit : “Prend ton dentifrice et vas-te coucher”.
Et ça marche.
Donc c’est intérressant, mmh très intérressant.

Et puis ça questionne tout, comment on te vend quoi ou qui. Comment on te vend Dieu, comment on te vend l’amour, comment on te vend la guerre, comment on te vend tout ce qui auparavant était pris dans une histoire et qui maintenant est pris dans trois mots, ou quatre si tu as le temps.
Ca questionne tout donc tout est à reprendre de là, de nulle part.
Voilà, ami qui lit, on peut faire des mots sur une ligne à prendre, on peut la prendre, on peut l’attendre.
C’est à faire, pour l’instant, que nous avons affaire.
A lunid donc, ou marid, si nous nous sommes bien accordés,

A

marid 13h

§ One Response to “compte-rendu”

What's this?

You are currently reading compte-rendu at unknown.

meta