papier machin

March 19th, 2009 Comments Off

Sur le principe de la photocopieuse:
je pense qu’on peut partir de modules calibrés, par exemple des feuilles (papier, plastique, carton…), c’est déja le matériau, pas la matière, elles passent ensuite dans une sorte de matrice, moule, presse, estampilleuse, whatever, c’est la machine qui transforme, en un geste assez magistral, le matériau en quelque chose qui vaut plus. Rien d’autre qu’un système qui copie, multiplie, transforme. Ici, pour moi l’intérêt réside dans la machine, concentré de maîtrise et de puissance, mais légèrement aliéné. Mécanique, machinal, répétition, cycle boucle
Quand j’entends papier-machine, je vois juste une feuille blanche (façon de parler) et une occasion de se lâcher sans scrupules,
je suis pour qu’on fasse du clônage, mais le processus m’intérresse peut-être plus que l’objet, même si on peut faire en sorte que ce dernier soit “vendaibeul”. La séquence de mouvements:  [ un cycle reproduction par photocopieur ]  est déjà pour n’importe quel modèle une danse magnifique, on peut aussi hacker (soft/hard) des machines qui copient, introductuire une mutation dans la copie, vriller le processus, rien de tel qu’un objet produit par l’ère industrielle qui a été accidentellement individualisé, comme ces vis qui n’ont pas d’empreinte ou de filetage.
Nous sommes tous des erreurs de copies de copies avec des erreurs de copie de copie avec des ainsi de suite qu’on passe du ver à l’homme.
pure mutation art-design, je signe


Kamchatka

Tagged: , , ,

Comments are closed.

What's this?

You are currently reading papier machin at unknown.

meta